Manju, pour la première fois à Lyon !

Les 16 et 17  novembre 2019, nous avons accueilli pour la première fois Manju Jois, fils aîné de Pattabhi Jois, reconnu dans le monde entier depuis plus de 50 ans comme l’une des principales autorités de l’Ashtanga Yoga.


Récit de Jenny, photos d’Amélie.

Voir l’annonce complète du stage ici.


 

Grâce à la coopération d’une petite équipe bien engagée (Amélie Ferrand, photographe, Annie Beucler responsable de la communication, Nathalie Grynbaum qui a superbement traduit les explications sur le Pranayama et les mantras ainsi que le jeu des questions réponses, Nathalie Blanc dont vous allez pouvoir lire le beau témoignage à la suite du compte rendu), grâce à Pierre qui a pu obtenir le beau gymnase de la rue de Condé et est venu aider le dimanche, et grâce à moi  qui ai servi de lien entre Manju et l’école, pour la première fois depuis sa création en 2001, l’école a accueilli Manju, le fils de Patthabi Joïs , mon gourou aimé et respecté avec qui j’ai travaillé de 1991 à 2008, mort en 2009 et qui a honoré l’école de son passage en 2006.

Durant tout le week-end des 16 et 17 novembre, Manju nous a régalés de son sourire, de sa simplicité, et, avec un clin d’œil pour Kundera, de son insoutenable légèreté d’être !

Amélie, Nathalie et moi l’attendons à Saint-Exupéry. Leur présence m’aide à me distancer du stress accumulé ces derniers jours devant un évènement de cette envergure. Manju arrive. Tout de noir vêtu. Avant qu’il nous voie, nous nous jetons un regard, un rire irrésistible dans nos yeux : c’est un yogi-rocker qui nous apparaît !

Est-ce l’Ashtanga Yoga qui le maintient si jeune, si alerte à 75 ans alors que — nous l’apprendrons bientôt— il a frôlé la mort et a depuis 10 ans un quadruple pontage ?

De Manju je connaissais déjà le sourire et la spontanéité joyeuse l’ayant croisé en 1992 (si je me souviens bien) à Mysore grâce à mon prof de Lille, Philippe Mons, qui le connaissait déjà depuis quelques années et qui avait sympathisé avec lui. J’étais alors à Mysore pour la première ou deuxième fois avec notre groupe de Français et Françaises. J’étais d’autant plus curieuse de le connaître que Philippe m’avait dit qu’il enseignait le yoga chez lui en Californie en musique ! Mieux, pas des mantras, non ! De la musique rock ! Il a avoué en riant lors d’un de ses passages à Marseille qu’à son arrivée en Californie – il avait 29 ans -, il avait trouvé les américains tellement sérieux et tristes pendant leur pratique qu’il s’ennuyait lui sérieusement. Il a trouvé cette solution pour s’ennuyer moins et créer quelques sourires sur leurs lèvres…

Lorsque nos yeux se sont croisés en 92, quelque chose s’est passé. Peut-être avons-nous eu l’intuition que nous nous reverrions ? Dans tous les cas, je ne pensais pas un seul instant à ce moment-là que je l’inviterais ni surtout qu’il viendrait à Lyon !

C’est grâce à Vanessa Brouillet qui l’a invité à Marseille que je l’ai retrouvé quelque 30 années plus tard — assez bouleversée… et c’est grâce à ces retrouvailles que l’école, après le passage de Graeme et Leonie, de Sheshadri et Harish, a pu vivre un nouvel élan car le week-end qui a suivi ne nous a pas déçus. Manju est aussi chaleureux et bienveillant que son père. Plein d’humour il regarde la vie comme son père : avec un sourire détaché, tellement joyeux que les 40 aspirants à la spiritualité que nous étions n’avons pu — lors des échanges après la pratique — que nous laisser emporter par son énergie et voler dans les arcanes de la liberté. Le yoga a -t-il dit un jour à Marseille est « l’école de la liberté … »

Il a été tellement touché de notre accueil qu’il nous a proposé de nous revenir les 25 et 26 octobre 2020.

 

Simplicité, joie et authenticité !
Manju, qui ne voulait pas qu’on l’appelle Guru.
Yogi-rocker au parler franc et joyeux.
Aux yeux rieurs et au sourire qui croque la vie.
« Le yoga c’est simple, c’est tout le reste qui est compliqué ! »
« Ne soyez pas sérieux ça rend furieux… Soyez curieux ! »
Le regard qui pétille et le rire claquant, il communique sa joie et sa simplicité.
Ses ajustements sont doux et légers, notre pratique est épurée.
Merci pour cette belle rencontre (d)étonnante !
Namasté.

Nathalie