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Techniques
Respiration
Ujjayi et bandhas
Pour
contrôler la respiration, deux techniques sont nécessaires.
La première sert à créer par le souffle
l'énergie de la pratique. Il s'agit de la respiration
Ujjayi (le victorieux en sanskrit). Dans la respiration Ujjayi,
la bouche reste fermée et la respiration se fait exclusivement
par les narines. La glotte est légèrement fermée,
créant un doux sifflement caractéristique lorsque
le pratiquant inspire ou expire. Pendant toute la pratique,
la respiration doit rester lente et régulière,
avec une inspiration et une expiration d'égale durée.
Cette technique respiratoire, qui appartient également
au pranayama, est particulièrement énergisante.
L'énergie ainsi créée est convertie en
chaleur et lors de la pratique, le yogi sue abondamment. Cette
sueur, entraînant avec elle des toxines, purifie l'organisme
et est une caractéristique de l'Ashtanga Yoga qui déconcerte
souvent les pratiquants occidentaux, peu habitués à
un style de yoga aussi énergique.
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L'énergie
créée par la respiration Ujjayi doit être
contrôlée. C'est le rôle des bandhas, qui
sont de véritables "verrous énergétiques".
Ces bandhas sont au nombre de trois, mais deux seulement sont
employés de façon systématique dans la
pratique l'Ashtanga Vinyasa Yoga.
Le premier des bandhas est le Mula bandha,
qui est une légère contraction des muscles du
périnée, situés entre l'anus et les organes
génitaux. Il est souvent difficile pour le débutant
d'isoler précisément les muscles qui doivent
travailler, et ce n'est qu'avec une pratique régulière
qu'il devient possible d'isoler précisément
le muscle adéquat sans contracter l'anus.
Le deuxième des bandhas est Udyana
Bandha. Il s'agit d'une rétraction des muscles abdominaux,
comprimant les organes et les poussant vers le haut, dans
la cage thoracique. La version "extrême" d'Udyana
bandha ne peut être pratiquée qu'après
une expiration la plus complète possible.
L'Udyana bandha utilisé pendant la pratique des asanas
est bien sûr moins extrême. Il s'agit tout simplement
d'une légère contraction permanente des muscles
abdominaux. Cette contraction de la ceinture abdominale stabilise
le bassin, protégeant ainsi la colonne vertébrale,
et garantit également une grande mobilisation de la
cage thoracique. Les débutants peuvent apprendre seuls
l'Udhyana bandha en plaçant les mains sur l'abdomen,
doigts de chaque côté du nombril. Si on inspire
à fond, la tendance est de relâcher les muscles
abdominaux et de sortir le ventre. Pour éviter cela,
il faut contracter légèrement l'abdomen. Même
si on inspire complètement, l'abdomen ne doit pratiquement
pas bouger, le mouvement créé par l'inspiration
restant dans la partie supérieure du tronc.
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Le
troisième des bandha est Jalandara bandha, qui se situe
au niveau de la gorge. Il n'est pas appliqué systématiquement,
mais dans certaines postures, comme la chandelle, il est impossible
de ne pas le pratiquer. Les deux autres bandhas doivent être
maintenus tout au long de la pratique. Ce sont ces bandhas
qui dirigent l'énergie du souffle et ils contribuent
largement à la chaleur créée par la pratique.
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